Pardon

Le Pardon de Saint-Gilles-Vieux-Marché

Diaporama du Pardon 2016 

Le Pardon de St Gilles existe depuis bien longtemps,
c’est une cérémonie originale, mêlant rites chrétiens et païens.
Même s’il a subi de nombreuses transformations,
il reste une des fêtes de St Gilles Vieux Marché.
L’église de la commune est consacrée à Saint Gilles,
un grec qui a transité en Gaule du sud et a créé un ermitage
avec ses disciples dans notre région (vers 721).

Dans les années 40, le Pardon se déroulait  sur 2 jours : le dernier dimanche d’août et le lundi,
c’était une des grandes fêtes locales !

Le dimanche

Les fidèles, dont les « Brets » du Morbihan en costumes et coiffes de l’époque,
arrivaient de bonne heure de toute la Bretagne
en chars à ban, puis en car.
En attendant la messe, les «pèlerins» se rendaient à la fontaine pour y boire son eau,
puis allaient faire le tour de l’église avec une volaille dans une main,  leur enfant dans l’autre
St Gilles avait pour réputation de guérir les enfants de la peur.
Les volailles étaient offertes à la paroisse,  un « gardien » était nommé pour s’occuper d’elles lors des différentes cérémonies. Elles avaient leur place dans l’église et ponctuaient gracieusement l’office religieux
de leurs caquètements bruyants, ce qui provoquaient ça et là des rires communicatifs.
La messe en elle-même était très importante, avec beaucoup de représentants de l’église
(abbé, recteur, vicaire des environs).
Après la messe, les familles se retrouvaient pour faire le tour des différentes tombes du cimetière.
Ensuite les hommes allaient boire un verre au café, tandis que les femmes et les enfants se promenaient
le long des petites boutiques installées pour l’occasion par des marchands ambulants,
dont la famille Musset et son célèbre manège de nacelles, son stand de tir.
On faisait même griller les sardines sous le gros chêne.
A cette époque, il n’y avait pas de grand repas organisé et chacun se retrouvait en famille pour partager un repas de fête : on commandait un bon rôti, du jambon, des cornets de jambon-macédoine, un gros gâteau comme un quatre-quart ou un moka.
Mais un représentant de chaque «grande famille» de St Gilles (souvent le père) allait déjeuner avec le curé au presbytère, lors du Conseil Paroissial.
      
La procession se déroulait, à l’issue les vêpres, jusqu’à la fontaine puis vers un champ situé non loin du « Ropocart » : alors que les premiers y arrivaient, les derniers étaient encore à l’église…
On assistait à un défilé de bannières, les unes portées par les conscrits (20 ans dans l’année), d’autres plus petites et la vierge par les communiants de l’année,  le grand dais par les habitants de St Gilles, les reliques, les flambeaux…

La fanfare de St Mayeux était aussi de la partie.

Après la bénédiction de l’eau de la fontaine…
… et de la fouée, débutait le curieux cérémonial du « Salut au feu »
où les bannières s’inclinaient devant les 4 points cardinaux…

      

De retour dans le bourg, une vente de volailles était organisée :
toutes les volailles offertes le matin même et amplement bénies, étaient mises aux enchères
dans une ambiance très festive.
On tirait une grande fierté à racheter à « prix d’or » ses propres poulettes !


Le soir, des bals étaient organisés, souvent dans plusieurs endroits, tant la foule était immense.

Le lundi

Les enfants du bourg se levaient tôt pour arpenter les ruelles jonchées de papiers,
à la recherche de quelques piécettes et petits billets perdus la veille.
En plus des marchands ambulants, des courses de chevaux étaient organisées dans un champ vers le  « Haut du bois ». Tout le monde pouvait y participer, avec toutes sortes de chevaux (de race, de labour).
On montait son cheval avec ou sans selle, un vrai spectacle dans une ambiance indescriptible.
Les vainqueurs remportaient un petit prix…
Des buvettes « rudimentaires » étaient installées le long du champ de courses, avec une ou deux serveuses, une bassine et un broc d’eau pour laver les verres. Le marchand de bière venait sur le terrain avec son camion pour alimenter chaque buvette avec ses caisses de « bocs » : il n’y avait pas de « pression » à l’époque, la bière était conditionnée en bouteilles à clips qui s’ouvraient comme la limonade.
Tout le monde se retrouvait ensuite dans le bourg pour continuer la fête.
Il était difficile d’entrer dans un café ou dans les salles de bals tant la foule était nombreuse…

Cliquer sur Pardon pour télécharger la vidéo (23 Mo) des années 80

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