Mathurin Marie CARIMALO

né le 30 septembre 1873 à Merléac,
fils de Jacques Marie CARIMALO et Marie Suzanne TILLY, demeurant à « Pracoury ».
Marié avec Marie Joseph HUDO.
Domicilié à St Gilles Vieux Marché.

M CARIMALOSoldat Mathurin CARIMALO

Extrait du livre « La commune de St Gilles-Vieux-Marché, Au Champ d’Honneur 1914-18 », écrit par la Comtesse de KERANFLEC’H, édité en 1920 :

« Né à Saint-Gilles-Vieux-Marché le 29 septembre 1872, Mathurin Carimalo appartenait à la classe 1893 et son âge semblait devoir le mettre à l’abri du danger. Mais dans cette terrible guerre, jeunes et vieux devaient également répondre à l’appel de la France et se sacrifier pour elle. Après quelques jours passés à Saint-Brieuc et un rapide retour au pays qui lui permit d’embrasser encore une fois sa femme et ses enfants, Mathurin partait le 7 décembre 1914 pour la Belgique. Il combattit à Langemarck et à Ypres. A la fin de février, son régiment, le 74e d’Infanterie Territoriale, tenait ces fameuses tranchées de l’Yser, si tristement célèbres dans la mémoire des Bretons par les souffrances d’un hiver constamment pluvieux, autant que par les terribles attaques qui marquèrent le printemps de 1915. Mathurin ne cache pas ses épreuves, mais il reprend courage au premier rayon de soleil et s’efforce de rassurer les siens.  » Les jours sont lents à la guerre, écrit-il le 24 février, et j’ai eu bien de la misère avec le mauvais temps qu’il a fait ici, toujours mouillé, toujours froid aux pieds ; maintenant je prends courage, les jours allongent et il y aura quelques bonnes journées. Il le faut, car ce n’est pas fini. Je suis à écrire dans la tranchée, les boches ne sont pas loin ; c’est bien long d’être séparé de sa famille, si encore on était sûr de se rejoindre un jour !  »
Le 30 mars il est au repos : « Mes nouvelles sont très bonnes pour le moment. Nous sommes en France, à la Croix-Ypres, je vous promets que l’on trouve de l’aise ! Je suis couché sur de la paille fraîche après avoir été tout l’hiver sur la terre et je me crois couché sur un très bon sommier ».
Le 21 avril, il n’est pas encore en première ligne ; le temps est devenu meilleur, « tout est bien sec », mais les jours passent tristement et le souvenir de la famille absente rend le cœur anxieux. Hélas ! l’heure du sacrifice était proche ; le lendemain, 22 avril 1915, Mathurin Carimalo est aperçu une dernière fois près de Boesinghe, sur le pont de l’Yser, entre 5 et 6 heures du soir… Puis on perd sa trace… Le bon et brave soldat, relevé par Dieu de sa faction sur la terre, est allé recevoir près de Lui la récompense promise à la souffrance acceptée, au devoir généreusement accompli »

M CARIMALO Fiche

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *