Mathurin Marie BRIANT

né le 18 février 1889 à St Guen,
fils de Mathurin BRIANT et  Marie Louise RAULT.
Domicilié à St Gilles Vieux Marché.

M BRIANTSoldat Mathurin BRIANT

Extrait du livre « La commune de St Gilles-Vieux-Marché, Au Champ d’Honneur 1914-18 », écrit par la Comtesse de KERANFLEC’H, édité en 1920 :

« Mathurin Briant est né à Saint-Guen, le 18 février 1889. Il appartenait à la réserve du 71e régiment d’infanterie de Saint-Brieuc et c’est avec ce vaillant corps qu’il fit campagne pendant neuf mois.  Le 15 octobre 1914, il quitte Saint-Brieuc tristement, mais avec courage. Le temps est mauvais, il en souffre et se plaint de ces longues nuits pluvieuses, si pénibles pour le pauvre fantassin, en faction dans la tranchée. Cependant il garde l’espoir de retrouver les siens, de revenir un jour bien portant. « Ce sera une petite fête !  » écrit-il pour rassurer sa mère. L’hiver passe, le triste hiver de 1914. Le 8 mai 1915, Mathurin écrit encore: « Ne perdons pas confiance, armons-nous de patience et de courage ». Sans doute le danger est partout et le pauvre soldat s’en rend bien compte. « La guerre, dira-t-il, on ne peut pas vous expliquer ce que c’est, il faut le voir pour le comprendre… » Quelques jours plus tard, dans une heure de tristesse, il ajoute : « Je ne pense plus jamais revoir la Bretagne, car c’est impossible de s’en tirer sain et sauf. On voit tous les jours la mort autour de soi, on n’y fait plus attention. Vous me dites que tout est joli en Bretagne, ici il n’y a que des ruines ! La fleur c0mmence à renaître, l’oiseau chante, mais le canon lui fait peur. »
Lignes mélancoliques où semble se trahir un mystérieux pressentiment. Le 16 juin 1915, Mathurin Briant disparaissait au cours d’une violente attaque allemande. Un instant on espéra qu’il était au nombre des prisonniers. Son lieutenant écrivait à sa famille : « Au cours d’une violente attaque allemande, nous avons été obligés d’abandonner la position conquise, malheureusement quelques-uns des nôtres n’ont pu regagner nos lignes et ont dû être faits prisonniers. D’après l’enquête que j’ai faite, il y a tout lieu de croire qu’il est parmi ces derniers ; espérons que sous peu nous aurons de bonnes nouvelles de ce brave Briant. »
Hélas ! les prisonniers donnèrent de leurs nouvelles, Mathurin n’était pas parmi eux. Après quelques mois d’incertitudes et d’angoisses, il fallut se rendre à l’évidence. Briant était tombé à Saint-Nicolas (Pas-de-Calais) sur ce sol arrosé à tant de reprises du plus généreux sang français.  »

M BRIANT Fiche

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